Santa Barbara – Retour sur la Riviera américaine
Après quelques jours à Los Angeles, nous prenons la route vers le nord – le long de la côte, en passant par des eucalyptus, des plages et des noms familiers. Notre destination : Santa Barbara. Un lieu que nous avons déjà visité deux fois – et qui nous a tellement marqué que nous voulions le revoir. Cette fois, nous y passons une nuit. Et découvrons : même les endroits préférés changent. Ou nous. Peut-être les deux.

La Californie côtière dans toute sa splendeur – palmiers et Pacifique réunis.
Charme et cicatrices
À gauche, le Pacifique scintille sous le soleil d’hiver. À droite, les souches calcinées rappellent l’incendie de Thomas qui a ravagé la région il y a quelques années.
« Une vraie forêt mettra 80 ans à repousser après un feu », nous avait expliqué un écologiste. Les troncs noirs dressés dans le ciel – silencieux mais puissants – illustrent combien la guérison peut être lente dans la nature.
Notre hébergement : Beau cadre – espace serré
Nous avons réservé au Simpson House Inn – une maison victorienne restaurée avec soin, un jardin magnifique et une belle façade. De l’extérieur : un charme fou. L’accueil est chaleureux, l’atmosphère paisible.
Mais une fois à l’intérieur, c’est clair : le charme est réel, mais l’espace limité. Escalier raide, couloir étroit – et notre chambre, au fond du couloir, est étonnamment compacte.
Toilettes et douche sont dans une pièce de la taille d’un placard, le lavabo est intégré dans la chambre – petit, mais au moins présent.
Pour respirer un peu, nous montons les valises sur la terrasse. C’est d’ailleurs le plus bel endroit de la chambre.
Un jardin paisible, une maison historique – le Simpson House Inn séduit par son charme.
Petit-déjeuner décevant
Le « petit-déjeuner gastronomique » vanté sur le site nous donne de l’espoir – vite déçu. Mon œuf mollet arrive dur – et en double. Les œufs de Reinhold, censés être « à l’assiette » (sunny side up), sont retournés et trop cuits. Le café à la French Press est bon – mais en supplément.
Nous espérions bien commencer la journée. Ce fut un simple essai.

Une belle présentation – mais des œufs trop cuits, hélas.
Une ville en mutation
Nous repartons sur la State Street, l’artère principale de Santa Barbara. Quelques petites boutiques sont restées, d’autres ont disparu. La boutique excentrique où j’avais acheté il y a quelques années n’existe plus. Certaines vitrines sont vides, les cafés clairsemés. Le charme est toujours là – mais un peu fané.
Malgré tout : la vue depuis la jetée est toujours aussi belle. Le grand figuier Moreton Bay, près de la route 101, est toujours là – plus de 140 ans, et toujours serein sous son ombre.
State Street – toujours charmante, mais un peu moins animée qu’avant.
Finir avec de la Bratwurst
Nous terminons par un passage au Hoffmann Brat Haus. Reinhold ose le hot-dog à la bratwurst avec choucroute – un pari culinaire. Moi, je reste à la bière blanche sans alcool. Comme la dernière fois : un meilleur choix.
Bière, bratwurst et une touche d’Amérique version bavaroise à Santa Barbara.
Conclusion ? Nuancée.
Santa Barbara reste un endroit à part. Même s’il a changé. Même si nous avons changé. Parfois, retrouver un lieu ne veut pas dire le reconnaître. Et pourtant : nous reviendrons. Peut-être pas dans la même chambre.
Quelques conseils pratiques ?
- Promenez-vous sur la State Street le matin – calme, agréable, idéale pour des photos.
- Notre banc préféré : sous le grand figuier Moreton Bay près de la route 101.
- Envie d’un bon petit-déjeuner ? Essayez Backyard Bowls – des bols vitaminés bien meilleurs que l’œuf de l’hôtel.
- Stationnement facile : Chapala Street Parking Lot – central et gratuit pendant 75 minutes.